Musique Gospel : Solidarités ou façades ?
- La Minute Gospel
- 1 déc. 2025
- 3 min de lecture

Finalement, tout le monde prône l’amitié dans l’industrie de la musique gospel… mais est-ce réellement ce que l’on vit ?
Musique Gospel & Rap Gospel :
Entre héritage et divisions silencieuses Avant l’essor du rap gospel moderne et l’arrivée de figures comme KS Bloom, d’autres artistes avaient déjà posé les fondations musicales et spirituelles du gospel en Côte d’Ivoire. Chacun à sa manière dans l’ombre ou avec reconnaissance limitée, a contribué à bâtir un mouvement. Mais à cette époque, pouvait-on réellement parler de solidarité ? Les artistes étaient-ils unis ou déjà fragmentés par leurs ego, leurs rivalités et leurs ambitions personnelles ? Aujourd’hui, avec la visibilité du rap gospel, la question reste la même : solidarité réelle ou façade médiatique ? Le rap gospel : une ascension… mais pas une union Le mouvement gagne en énergie et en visibilité mais la fragmentation demeure. On observe des clans, des sous-groupes et des divisions silencieuses. Une véritable industrie repose sur des relations solides : artistes ↔ médias, artistes ↔ managers, artistes ↔ producteurs, aînés ↔ jeunes. Or, beaucoup avancent encore chacun dans son couloir. Collaborations : fraternité ou calcul stratégique ? Dans le rap gospel, les collaborations ne sont pas toujours spontanées. Elles sont souvent : calculées pour le buzz ou l’audience et choisies selon les opportunités de visibilité. Le constat est clair : ceux qui dénoncent un manque de solidarité sont souvent les mêmes qui n’offrent pas de soutien aux débutants. Avant de reprocher, il faut pratiquer soi-même la fraternité.
La vraie racine : le recentrage spirituel Le problème majeur reste spirituel : on chante pour les chiffres et la popularité plutôt que pour Dieu. La solidarité véritable naîtra le jour où :
• Les artistes prieront pour leurs paix,
• Les leaders encourageront les débutants sans arrogance,
• Chacun mettra Jésus au centre, et non sa “starisation”.
On ne peut pas annoncer l’Évangile et entretenir rancunes ou rivalités. L’humilité est la clé d’un gospel qui rayonne.
Églises et favoritisme : une perception à nuancer Récemment, sur les réseaux, une église a été accusée de ne mettre en avant que les artistes “de chez elle”, en négligeant ceux qui seraient plus talentueux. Voici mon avis et un angle spirituel important à comprendre :1. L’église n’est pas un label, c’est une famille Une église accompagne naturellement ses membres. Comme une famille soutient ses enfants. Ce n’est pas un favoritisme : c’est un fonctionnement normal du corps.
2. L’église n’a pas à déterminer qui “mérite” la lumière La visibilité ne fait pas l’onction.
Le talent ne fait pas l’impact. Dieu peut toucher une âme avec deux vues seulement. Dans la logique du Royaume, celui qui touche une seule personne accomplit autant que celui qui remplit une salle.
3. Accuser une église revient souvent à fuir une vérité plus profonde
Ce n’est pas l’église qui divise l’industrie : ce sont les artistes eux-mêmes, leurs ego, leurs incompréhensions, leurs blessures, leurs rivalités. La vraie question L’église promeut-elle uniquement “ses artistes” ? Peut-être. Mais est-ce un mal ? Non, si cela se fait dans un esprit de maison, pas d’exclusion. Le problème naît lorsque des artistes : veulent que l’église les valide, veulent que l’église les propulse, veulent que l’église les reconnaisse…sans comprendre que c’est Dieu qui élève, pas une structure.
Un appel à reconstruire Le gospel regorge de talents. Mais il manque des cœurs alignés. Pour construire une industrie solide il faut :
• Sortir des clans,
• Encourager la collaboration et l’accompagnement mutuel,
• Prier ensemble, pardonner, remettre Dieu au centre.
Le jour où les artistes comprendront qu’ils sont avant tout serviteurs, le gospel brillera comme il doit briller.
JORDAN KOUACOU / la Minute Gospel




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